vendredi 28 octobre 2005
Réchauffement de la planète - Global warming ?
Par Francis Boulard, vendredi 28 octobre 2005 à 05:11 :: Généralités
Non, non, nous ne cherchons pas du pétrole au vendangeoir de Cauroy les Hermonville,
c'est le puisatier qui est arrivé avec sa grue, ses tubes et ses trepans,
pour nous remettre de l'eau... le puits qui alimente l'habitation, la cuverie, les chais et le pressoir est à sec depuis début septembre.
En 1975, à notre arrivée au Vendangeoir, nous avons posé la première pompe électrique dans le puits ( probablement creusé à la reconstruction du corps de ferme en 1920 - totalement détruite à la première guerre mondiale, elle était située sur la ligne de front - pour les férus d'histoire : lire les ouvrages poignants de Roland Dorgelès qui était cantonné à Hermonville).
En 1976, année de grande sécheresse, nous avons dû recreuser ce puits d'un mètre pour assurer de l'eau pour la vendange, le niveau de la nappe ayant considérablement baissé.
Dans les années 90, le niveau de la nappe ayant encore baissé, nous avons encore une fois recreusé d'un mètre...
Et là, début septembre 2005 ... le puits est encore une fois tari,
à 10 mètres, la nappe n'apparait plus... le puits est à sec !
Tout le temps des vendanges, nous sommes allés chercher les 5 M3 d'eau journaliers,
nécessaires à l'alimentation de l'habitation, le lavage des chais, du pressoir, ...
Maintenant, équipé de neuf,
nous allons puiser l'eau à 24 mètres,
ce qui nous laissera une marge de 14 mètres de hauteur de nappe phréatique pour quelques décennies à venir... enfin, j'espère !
Nos prédécesseurs, depuis 1920, ne nous avaient jamais parlé d'avoir manqué d'eau, que les nappes avaient baissé autant précédemment... ? ? ?
En espérant que dans le futur, que je souhaite pas trop éloigné, on retrouve nos traditionnels hivers pluvieux et neigeux pour remonter le niveau des nappes phréatiques ... et que ce climat du languedoc-roussillon que nous subissons depuis quelques temps reprenne sa place au sud... pas uniquement pour notre petit confort à nous, mais pour sauvegarder l'environnement des inuits et des ours polaires aussi, qui, si le phénomène s'amplifie, n'auront bientôt plus de banquise comme horizon.
Non ? Oui ?


Une journée établie par
Pour prolonger la visite de son exploitation, nous avons dégusté ses *rillettes* et pâtés.
Hors saison, toute l'année, Jean-Marie produit des terrines ( 45 % de viande de dinde) nature ou au genièvre ( plus goûteux ), une mousse de foie ( 26 % de foie de dinde rouge ), des gésiers confits, des plats cuisinés à la sauce ardennaise
et des *Délices* de dinde : des *rillettes* savoureuses et fines, peu grasse, sans porc, composées de 95 % de viande de dinde.
Mr Devresse ne peut pas employer le terme *rillettes* pour ce produit, car la taille des particules de chaire ne correspond pas à la taille pile-poil homologuée par le code de la charcuterie ( ? 7 mm pour les unes / 5-6 mm pour l'autre ? ou l'inverse ? )... quelque chose comme ça ... ? ? ? parceque d'aspect, de consistance, et à déguster sans pied à coulisse, ni règle millimétrée graduée ... cela ressemble bien à des rillettes (voir les photos). Humanité complexe ! ?
Après cette intéressante visite et belle dégustation apéritive de terrines, mousses et *délices* (rillettes), nous nous dirigeons vers la Ferme Auberge de Gironval, de Bruno Ayer,
pour visiter sa cidrerie, ses étables, et prendre le repas à sa table ...
mais bon, nous nous sommes égarés sur les petites routes de campagne entre Auge, Signy-l'Abbaye et Thin le Mouthier...
Soit, c'est avec beaucoup de retard que nous nous mettons à table directement.
Pour goûter la cuisine locale concoctée par
ces breuvages, pour poursuivre sur le plat principal Dinde rouge cuisinée sauce blanche à l'ardennaise, avec petits légumes et champignons de saison.
Après le café et la traditionnelle 
Le terme labour couramment utilisé ne correspond pas tout à fait à ce genre de travail de surface. Le terme binage ou griffage serait plus approprié.
La charrue est composée de 5 ou 6 rasettes en forme de coeur, qui travaillent superficiellement de 5 à 10 cm de profondeur. Le labour léger a l'avantage de retourner les herbes et les vivaces trop envahissantes, tout en respectant les horizons plus profonds du sol qui constituent le terroir par leur minéralisation.
Ce binage de surface procure une bonne maîtrise de l'enherbement, un peu d'engrais vert par les plantes ainsi retournées, une aération et un décompactage des sols en fin de saison, ainsi que la supression des racines superficielles, qui ont tendance à développer leur chevelu en surface sur les sols non travaillés.
Tout c'est ensemble pour favoriser une bonne synergie de la vie microbienne et de la minéralisation des sols, du terroir.

